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13/09/2008

LE PAPE VISITE LA FRANCE

On peut penser ce que l'on veut de Benoit XVI et de la personnalité des papes, il est une question que tout chrétien doit poser avec honnêteté : Jésus-Christ a-t-il institué la papauté ? Ou en d'autres termes, le pape est-il le représentant légitime de Christ sur la terre ?


Cet article est un peu plus développé que d'autres afin d'être plus objectif et plus complet car la question est essentielle !


- Définition catholique du pape selon le Code de droit canonique §331 :


"L'évêque de l'Eglise de Rome, en qui demeure la charge que le Seigneur a donnée d'une manière singulière à Pierre, premier des apôtres, et qui doit être transmise à ses successeurs, est le chef du collège des évêques, Vicaire du Christ et Pasteur de l'Eglise tout entière sur cette terre; c'est pourquoi il possède dans l'Eglise, en vertu de sa charge, le pouvoir ordinaire, suprême, plénier, immédiat et universel qu'il peut toujours exercer librement."

- Pour résumer : l'évêque de Rome est successeur de Pierre et reçoit tout ce que Pierre a reçu, c'est-à-dire qu'il est vicaire du Christ, chef et berger de l'Eglise, avec toute autorité.

- Comment voulons-nous répondre à une telle question sur la validité du pape ?


"C'est en référence à l'Écriture sainte que l'Eglise doit sans cesse vérifier la rectitude de sa foi. " (Catéchisme des Evêques de France § 62).


Nous voulons donc examiner les Saintes Ecritures pour déterminer la validité de ces prétentions.

1) Jésus a-t-il institué un vicaire sur son Eglise ?
- Définition du mot "pape" : du grec pappas voulant dire "papa" ou "père".


- Définition de "vicaire" : selon le dictionnaire : remplaçant, suppléant avec tous les pouvoirs. L'expression "vicaire du Christ" en grec donne "Antichrist". Coïncidence ?

- Définition du "Souverain Pontife" : titre romain Pontifex Maximum, bâtisseur de ponts, chef de la religion païenne. L'empereur Constantin (4e s.) avait ce titre et l'a gardé après être devenu chrétien.

- Christ a-t-il demandé qu'un évêque soit appelé "pape", "saint Père", "souverain pontife" ?

--> Non, il l'a interdit : Matthieu 23/9 "N’appelez personne votre Père sur la terre: car vous n’en avez qu’un, le Père céleste." (Bible de Jérusalem - BJ)

- Qui est le Chef permanent de l'Eglise selon la Bible ?

--> Jésus-Christ, selon Ephésiens 1/22 "Il [Dieu] a tout mis sous ses pieds [Jésus], et l’a constitué, au sommet de tout, Tête pour l’Église" (BJ)

- Qui remplace Christ depuis qu'il est monté au ciel et qui nous aide à demeurer dans la vérité de Jésus ?

--> Le Saint-Esprit, selon Jean 14/16, 25-26; 16/13 "et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu’il soit avec vous à jamais (…) Je vous ai dit cela tandis que je demeurais près de vous. Mais le Paraclet, l’Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (…) Mais quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous introduira dans la vérité tout entière; car il ne parlera pas de lui-même, mais ce qu’il entendra, il le dira et il vous dévoilera les choses à venir." (BJ)

- Christ a-t-il établi un successeur pour assurer son sacerdoce ?

--> Non, selon Hébreux 7/23-24 "De plus, ceux-là sont devenus prêtres en grand nombre, parce que la mort les empêchait de durer; mais lui [Jésus], du fait qu’il demeure pour l’éternité, il a un sacerdoce immuable." (BJ)

Les théologiens du Vatican rétorqueront que Jésus a établi Pierre comme pape en Matthieu 16/18 "Eh bien! moi je te dis: Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les Portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle." (BJ)

2) Pierre était-il le premier pape ?
- Que voulait dire Jésus en Matt 16/18 ? En tout cas, il ne parle pas de succession, d'autorité suprême, ni de vicaire.

- Les historiens de l'Eglise nous apprennent que parmi les Pères de l'Eglise des trois premiers siècles, AUCUN n'attribue cette parole de Jésus à l'évêque de Rome comme successeur de Pierre et aucun n'y voit l'établissement de l'office papal !

- Tous interprétaient cette parole dans le sens que Jésus est la pierre ou bien que c'est la confession de foi de Pierre (au v.16).

- Comment Pierre interprétait-il ce jeu de mot sur la pierre ?

--> Il affirme que la pierre, c'est Jésus ! Actes 4/11 "C’est lui la pierre que vous, les bâtisseurs, avez dédaignée, et qui est devenue la pierre d’angle." (BJ); 1Pierre 2/4 "Approchez-vous de lui, la pierre vivante, rejetée par les hommes, mais choisie, précieuse auprès de Dieu." (BJ)

- Pierre a-t-il reçu les clefs du Paradis ?

--> Non, c'est Jésus : Apoc 1/18 "…le Vivant; je fus mort, et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clef de la Mort et de l’Hadès." (BJ)

- Les clefs du Royaume correspondent à l'apport de l'Evangile aux peuples (Jérusalem d'abord, puis les païens ensuite). Ces clefs pour lier et délier ont aussi été données aux autres apôtres (voir Matt 18/18).

- Pierre a-t-il reçu autorité sur les autres apôtres ?

Les théologiens catholiques s'appuient sur Luc 22/32 "Mais moi j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, quand tu seras revenu, affermis tes frères." (BJ) et Jean 21/16 "Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis." (BJ)

- En d'autres termes, Pierre devait-il affermir tous les autres et diriger les autres pasteurs ?

--> Non, c'est Dieu qui affermit : 1Pierre 5/10 "Quand vous aurez un peu souffert, le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle, dans le Christ, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables." (BJ)

--> C'est chaque pasteur qui pait son troupeau : 1Pierre 5/2 "Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec l’élan du cœur." (BJ)

--> C'est Jacques qui préside le Concile de Jérusalem (Actes 15/13) et qui est nommé avant Pierre dans la liste des apôtres en Galates 2/9.



- Comment se définit donc la mission de Pierre dans le N.T. ?

--> Il se présente comme un serviteur, un ancien comme les autres et un apôtre (envoyé) de Jésus-Christ (1Pierre 1/1; 5/1; 2Pierre 1/1). Il dit lui-même que Dieu l'a appelé à évangéliser les non-juifs (Actes 15/7).

--> Paul dit en Galates 2/8 que Pierre est l'apôtre des circoncis (des juifs). Cela ne contredit pas Actes 15/7 parce que Pierre a ouvert l'Evangile aux non-juifs mais s'est surtout occupé des églises de juifs messianiques.


- Pierre a-t-il dirigé les premières églises ?

--> Non, il était apôtre c'est-à-dire un fondateur d'églises itinérant comme l'apôtre Paul.

- Pierre était-il célibataire ?

--> Non, puisque suivant Matthieu 8/14 il avait une belle-mère : "Étant venu dans la maison de Pierre, Jésus vit sa belle-mère alitée, avec la fièvre." (BJ); et que suivant 1Corinthiens 9/5 il avait une épouse qui voyageait avec lui : "N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une femme chrétienne, comme les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas?" (BJ) [Céphas est l'autre nom de Pierre - Jean 1/42].

- Pierre a-t-il été évêque de Rome ?

--> On ne possède aucun témoignage biblique ou historique de ce fait.

- Pierre a-t-il nommé un successeur ?

--> Aucune preuve biblique ou historique.

--> Les apôtres n'ont pas eu de successeur au sens propre : ils ont établi des pasteurs ou évêques sur les églises qu'ils fondaient. Ces pasteurs ne recevaient pas un pouvoir particulier. Les apôtres ont formé la fondation de l'Eglise (Eph 2/20) et les pasteurs en construisent les murs.

--> Les historiens nous apprennent que jusqu'au 16e s. l'évêque de Rome était élu par la population et non par les cardinaux. C'est le premier Concile de Latran en 1059 qui décide que ce sont désormais les cardinaux qui éliront le pape !

--> Il n'y a pas eu de pape universel pendant des siècles.

- Grégoire 1er dit "le Grand" (540-604), bien qu'un des plus éminents évêques de Rome, reconnaissait les quatre patriarches (Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem) comme co-leaders de l'Eglise dont Christ était la tête suprême. Une fois au VIe siècle, l'évêque Jean de Constantinople se proclama officiellement "évêque universel", et l'évêque de Rome Grégoire lui écrivit une lettre bien sentie en disant : "Par quelle audace ou par quel orgueil vous efforcez-vous de vous arroger un titre nouveau qui peut scandaliser tous les frères? S'emparer de ce titre impie, c'est imiter Satan ! Que direz-vous au terrible jour du jugement à venir, vous qui aspirez à être appelé non seulement évêque mais aussi évêque universel ?" (source History of the Christian Church, Philip Schaff, vol.4, Hendrickson Publishers). Malheureusement, les évêques de Rome qui ont suivi n'ont pas tenu compte de cet avertissement.





Les théologiens du Vatican rétorqueront que les papes servent à garder le dogme et la parole du Christ.

3) La papauté a-t-elle continué l'œuvre de Christ ?
- Nous allons voir qu'un certain nombre de faits majeurs attachés à la papauté sont en contradiction directe avec les enseignements de Jésus.

- Les papes ont très vite mélangé la religion et la politique, en contradiction avec les paroles de Jésus en Marc 12/17 "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Et ils étaient fort surpris à son sujet." (BJ) et Jean 18/36 "Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes gens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais mon royaume n’est pas d’ici." (BJ)

- Grégoire VII (1073-1085), par ex., se déclara "pape universel" et publia le Dictatus Papae dont voici plusieurs points :

Point 2 : Seul le Pontife romain mérite d'être appelé universel.

3 : Seul il peut déposer ou absoudre les évêques.

12 : Il lui est permis de déposer les empereurs.

20 : Personne ne peut condamner une décision du Siège apostolique.

22 : L'Église romaine n'a jamais erré, et ne pourra jamais errer.

26 : Celui qui n'est pas avec l'Église romaine n'est pas considéré comme catholique.

27 : Le pape peut délier les sujets du serment de fidélité fait aux injustes.

- Innocent III (1198-1216) commanda aux rois (dont Philippe Auguste de France) et utilisa les fausses décrétales pour asseoir son autorité. Il ordonna des croisades (notamment 60.000 morts à Béziers contre les Albigeois) et exigea que les juifs portent un badge.

- La fausse donation de Constantin montre comment le pape Etienne II s'est octroyé au 8e siècle la possession de nombreux territoires, dont Latran et le Vatican, à partir d'un document forgé de toutes pièces. C'est Lorenzo Valla, en 1440 qui en a fait la démonstration imparable.

- Les Croisades contredisent de nombreuses paroles de Jésus, dont celle en Matthieu 26/52 "Rengaine ton glaive; car tous ceux qui prennent le glaive périront par le glaive." (BJ)

- L'Inquisition, établie à partir du 12e siècle jusqu'au 19e siècle, jugeait arbitrairement, condamnait et torturait ceux qui ne partageaient pas la foi catholique. Elle contredit totalement les enseignements de Jésus, notamment Marc 9/38-40 (ne les empêchez pas) et Matthieu 13/29 (laissez pousser l'ivraie et le blé).

- Les Conquêtes sud américaines, au nom du Christ, ont été l'occasion de massacres et de conversions forcées indignes du Christ.

- A travers le dogme des Indulgences, les papes ont souvent recherché l'enrichissement personnel et de l'église à tout prix. Pensons que la Basilique Saint-Pierre de Rome a été bâtie avec les millions récoltés par la vente des indulgences (d'où la colère du moine Luther, devenu le grand réformateur).


Cela contredit Matthieu 10/8 "Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement." (BJ);


1Pierre 5/2 "Paissez le troupeau de Dieu qui vous est confié, veillant sur lui, non par contrainte, mais de bon gré, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec l’élan du cœur" (BJ)


et Actes 8/20 "Mais Pierre lui répliqua: Périsse ton argent, et toi avec lui, puisque tu as cru acheter le don de Dieu à prix d’argent!" (BJ).

- Les luttes de pouvoir et les divisions n'ont pas été évitées par la présence d'un pape. D'ailleurs, il y a eu jusqu'à trois hommes se déclarant pape au même moment au 14e siècle.

- Surtout, les papes ont très longtemps interdit la lecture et la traduction de la Bible en langue vernaculaire (autre que le latin, réservé aux érudits). Plusieurs décrets papaux en témoignent :

1229 Concile de Toulouse interdit aux laïcs de posséder la Bible en langue vulgaire. Les colporteurs risquent leur vie pour apporter la Bible en langue vulgaire.

1546 Le Concile de Trente interdit de posséder une Bible sans l’autorisation du clergé.

1816 Le pape Pie VII condamne la distribution des Ecritures au peuple.

1825 Le pape Léon XII exige que l’interdiction du Concile de Trente concernant la distribution des Ecritures soit réinstallée.

1829 Le pape Pie VIII condamne les Sociétés Bibliques et la distribution des Ecritures.

1845 Le pape Grégoire XVI idem.

1864 Le pape Pie IX idem.

1897 Le pape Léon XIII idem.

Conclusion –
Au regard de la Bible et de l'histoire, on peut conclure que :

--> La papauté n'a pas été instituée par Christ.

--> La papauté a usurpé le rôle de Christ.

--> La papauté a déshonoré le nom de Jésus-Christ.

--> La papauté s'est mise en travers des croyants fidèles aux Saintes Ecritures.



- Le pécheur n'a pas besoin du pape pour trouver le salut. Il doit se tourner directement vers Jésus-Christ, qui est toujours vivant pour le pardonner et le sauver du jugement éternel. La foi en Christ se nourrit des paroles de Dieu consignées et préservées dans la Sainte Bible.

- Le chrétien n'a pas plus besoin du pape que le non-croyant, puisque Christ en partant nous a laissés un autre Consolateur, le Saint-Esprit qui nous conduit dans toute la vérité.

E.Bozzi

Le PAPE est en France

Lorsque le pape Benoit 16 sera mort va-t-il rejoindre Jean-Paul 2 et tous les autres papes ?



Le samedi 2 avril 2005 dans la soirée, le pape Jean-Paul II frappe à la porte du ciel.
Après quelques instants, la porte s'ouvre.
Première surprise et grande déception. Ce n'est pas Saint-Pierre, ni la Vierge (blanche ou noire), mais le Christ lui-même qui ouvre la porte. Rien d'étonnant, puisqu'il a affirmé : « Je suis la Porte. » (Jean 10.9)

– Bonjour Seigneur. Je suis le pape Jean-Paul II, le Saint-Père, et je viens ...

– Excuse-moi de te couper, tu dis être le pape, le Saint-Père, mais as-tu oublié ce que je disais quand j'étais sur la terre « N'appelez personne sur la terre votre Père; car un seul est votre Père, celui qui est dans les cieux » (Matthieu 23.9) ? Ce sont les hommes qui t'ont donné ce titre, mais à mes yeux, c'est sans importance !

– Tu oublies, Seigneur, que je suis ton vicaire ...

– Comment ? Un vicaire remplace un absent. Je ne suis jamais absent, en plus je vous ai envoyé le Saint-Esprit. Je ne vous ai jamais laissés orphelins ! (Jean 14.18)

– Pourtant, Seigneur, des milliers de personnes se sont prosternées devant moi ...

– Et tu as laissé faire ? Ne sais-tu plus que lorsque quelqu'un voulait se prosterner devant celui que tu considères comme le premier pape, celui-ci s'est opposé : « Lève-toi, moi aussi je ne suis qu'un homme ! » (Actes 10.26)

– Seigneur, tu sembles oublier tout ce que j'ai fait pour toi. J'ai fait plus de cent voyages sur les cinq continents, j'ai publié quatorze encycliques, j'ai ...

– Je suis encore une fois obligé de t'interrompre. As-tu lu Luc 17.10 qui parle des serviteurs inutiles ? Je trouve que ta théologie n'est vraiment pas en accord avec les Ecritures. Ecoute moi bien. « C'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie » (Ephésiens 2.8-9) Attention, ne te glorifie pas !

– Et pourtant, Seigneur, je pensais bien faire.

– Tu sais, tes voyages coûtaient cher. Mes déplacements l'étaient beaucoup moins. Je me contentais d'un âne, une 2CV t'aurait suffi. Si je me souviens bien, ton dernier voyage en France est revenu à 5.120.000 francs, ce n'était pas encore le temps de l'euro, tu peux toujours diviser par 6,55957...

– Seigneur, il faut que tu me laisses entrer dans ton ciel, car des millions de personnes prient pour le salut de mon âme.

– Si ce n'était pas trop sérieux, je trouve ton argument ridicule. N'es-tu pas sûr de ton salut ? En plus, et écoute bien cela, dès que tu as rendu l'âme, ma décision à ton sujet est faite, dans ma sainteté, ma justice et mon amour, et des millions de prières ne peuvent modifier la juste décision de Dieu.

– Il me semble, Seigneur, que tu connais la Bible un peu mieux que moi. C'est vrai, j'ai lu tellement d'ouvrages théologiques de notre Eglise et j'ai sans doute négligé ta Parole. Mais quand même Seigneur, je suis le chef d'une importante Eglise, je suis le pasteur des pasteurs, en plus ...

– Halte Jean-Paul, là encore je suis obligé de te reprendre. Celui que tu considères comme le premier pape et que tu devrais imiter, s'est simplement nommé ancien comme les autres (1 Pierre 5.1)

– Et puis, quelque chose qui doit te faire plaisir. J'ai lutté de toute mon énergie pour le rapprochement des religions. Souviens-toi d'Assise. Que c'était beau de voir des catholiques, des orthodoxes, des anglicans, des protestants, des juifs, des musulmans, des bouddhistes, des hindouistes, des baha'is et d'autres prier ensemble ...

– Prier qui, prier quoi, prier comment ? Sais-tu, Jean-Paul, que j'ai en horreur de tels rassemblements. Je suis vraiment peiné de voir que tu ne connais pas des paroles solennelles que j'ai dites : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6) D'ailleurs ton premier pape affirme la même chose. Il n'y a de salut qu'en Jésus. (Actes 4.12)

– Ne te souviens-tu plus, Seigneur, que tu as dit un jour à Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise » ?

– Ce jeu de mots « Pierre et pierre » n'existe qu'en français. Je parlais araméen, et là j'ai bien fait la différence entre l'homme Pierre et cette confession magistrale « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». C'est sur cette confession, ce Roc, que moi – et pas toi – je bâtirai mon Eglise.

– Moi, le pape, je suis le successeur de Pierre.

– Pierre n'a pas de successeur. En plus tu t'appelles Jean-Paul et pas Pierre.

– Désolé, Seigneur, tous nos théologiens justifient la papauté par ce verset.

– Voyons, Jean-Paul, on dirait que tu fais partie d'une secte, en sortant des versets hors de leur contexte. Lis la suite en Matthieu 16.23 « Arrière de moi, Satan ! Tu m'es en scandale; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. » Un beau compliment pour le début de la papauté.

– Tu sembles oublier une autre de tes paroles, Seigneur. Dans Jean 21.15-18, tu as bien confié à Pierre l'ensemble des chrétiens.

– C'est vrai, Pierre avait un rôle dans la jeune Eglise. Il devait, durant quelques années, veiller sur les nouveaux convertis, mais rien de plus. Je te rappelle une nouvelle fois que j'ai donné cet ordre à Pierre et à personne d'autre.

– Seigneur, j'ai oublié de te dire que je suis également un souverain politique. Je suis à la tête de la Cité du Vatican.

– Pauvre Jean-Paul, tu as oublié une fois de plus mes paroles « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matthieu 22.21) Ne vois-tu pas que le pouvoir spirituel n'a rien à voir avec le pouvoir temporel. Je l'ai pourtant précisé clairement : « Mon royaume n'est pas de ce monde » (Jean 18.36)

– C'est quand même beau le Vatican, ses bâtiments somptueux, ses milliers de cierges allumées, ses vitraux, tout cet or ...

– Là encore, tu n'as rien de commun avec ton premier pape qui n'avait ni argent, ni or. (Actes 3.6)

– Seigneur, tu ne peux quand même pas mettre en doute ma grande piété. Partout où je suis allé, je me suis respectueusement prosterné devant les statues de la Vierge.

– N'as-tu pas appris, Jean-Paul, quand tu faisais ton catéchisme en Pologne, les dix commandements ? Par exemple : « Tu ne te feras pas d'image taillée et tu ne te prosternas pas devant elle (Exode 20.4-5)

– Mais Seigneur, c'étaient des statues de ta mère, de la Vierge, notre médiatrice ...

– La médiatrice, ça existe en géométrie, mais pas en théologie, encore moins en théologie biblique (1 Timothée 2.5)

– Je te répète, Seigneur, c'étaient des statues de la Sainte Vierge ...

– Non, ma mère ne veut pas être représentée. D'ailleurs, tu ne sais pas si elle était grande ou petite, blonde ou noire. En plus, après ma conception miraculeuse et ma naissance, elle a épousé Joseph et j'ai eu au moins six demi-frères et demi-soeurs. Quelle belle famille ! Quelle bénédiction de Dieu ! (Matthieu 13.55-56)

– Je vais quand même demander à la Vierge de m'ouvrir la porte du ciel.

– Désolé Jean-Paul, c'est moi qui ouvre la porte, et personne ne fermera, qui fermera et personne n'ouvrira (Apocalypse 3.7)

– Ta mère se laissera fléchir et j'irai quand même au ciel, j'ai toujours vénéré ses statues.

– Non Jean-Paul, je suis obligé d'être parfaitement juste et d'appliquer ma parole qui affirme solennellement : « Dehors les idolâtres ! » (Apocalypse 22.15)

– Je te prie donc, Seigneur, d'envoyer quelqu'un au Vatican pour qu'il leur atteste ces choses, afin qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments.

– Ils ont l'Evangile, qu'ils le lisent, qu'ils le méditent et qu'ils abandonnent toutes les traditions humaines (Luc 16.27-31)

PS
– Tu vois, Seigneur, depuis que je suis mort, tout le monde dit du bien de moi.

– « Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes ! » (Luc 6.26)

– As-tu vu l'enterrement grandiose qu'on célébrait pour moi ?

– « Laisse les morts ensevelir leurs morts ! » (Matthieu 8.22)




Que sert-il à un homme de gagner le monde entier s'il perd son âme : Jésus

G.Dagon

06/09/2008

Malaise relationnel

Vous êtes-vous arrivés de vous interroger sur ce qui était la cause majeure des problèmes humains, relationnels qui existaient sur cette terre ? Certes, il y a des évidences à ce sujet. Nul ne peut ignorer les fléaux que sont la famine, la pauvreté, la guerre… Pourtant, même si les choses peuvent changer rapidement, il faut le dire : aucune de nos sociétés civilisées n’a été exposé à ce type de problèmes au point qu'ils soient une priorité. Cet état de fait n’a cependant pas empêché de voir notre pays se trouver en tête des consommateurs de tranquillisants et le taux de suicide de jeunes et de personnes âgées monter en flèche.


Pour ma part, je suis sûr d’une chose. La principale maladie dont nous souffrons tous ne se trouve pas à l’extérieur de nous, mais en nous. Elle se trouve dans l’incapacité dont nous faisons preuve, pour notre bien et celui des autres, de prononcer ce petit et simple mot de 2 syllabes qui nous coûte tant : Pardon ! Interrogez-vous : quand la dernière fois avez-vous prononcer ce mot ? Vous en souvenez-vous ? Sinon, laissez-moi vous dire que cela fait trop longtemps que vous ne l’avez pas dit ? Et c’est sans doute la raison pour laquelle cela va si mal dans certaines de vos relations !


Demander pardon ! Jamais !


Allons un peu plus loin ! Demandons-nous (demandez-vous) pourquoi il nous est si difficile de prononcer ce petit mot ! Avec le temps que j’ai, j’aimerais que nous examinions quelques-unes des raisons invoquées et la solidité de leur pertinence :


1ère raison invoquée


" Je ne veux pas demander pardon, car le faire c’est perdre la face ! " Déjà, il me semble, nous sommes au cœur du problème. La véritable raison du refus de demander pardon ne tient pas d’abord à la défense de mes droits, mais de mon orgueil. Demander pardon, (ou reconnaître ses torts) c’est quelque part s’abaisser, s’humilier ; et ça, il n’en est pas question ! Pauvre homme ! Ne vois-tu pas que cette face que tu veux sauver, tu l’as déjà perdu… devant tout le monde. Cette propre justice que tu défends est comme un marécage où plus tu te débats, plus tu t’enfonces. Jusques à quand vas-tu rester dans cette position ridicule dans laquelle ta malhonnêteté, ton manque de courage face à la vérité deviennent de plus en plus flagrant ? Ne comprends-tu pas que le fait de demander pardon t’élèverait, te rehausserait dans l’opinion des autres, contrairement à ce que tu penses ? Préfères-tu être seul avec ta fierté ou en compagnie des autres dans la vérité ? A toi de choisir !


2ème raison invoquée


" Je ne suis pas le seul à avoir tort. Pourquoi devrais-je commencer ? " Tout simplement parce qu’il en faut bien un qui mette en route le processus de la réconciliation. Demander pardon ne signifie par nécessairement donner raison à l'autre. C’est reconnaître la part qui est la mienne dans le problème (les attitudes, le comportement) qui nous a opposé. Je te le dis parce que je l’ai vécu. En refusant de pardonner comme de s’humilier, c’est bien à soi qu’on fait le plus de torts. C’est chez soi que s’opèrent les plus grands ravages. Vas-tu passer ton temps à changer de plus en plus de trottoir, le nombre de personnes que tu croises avec qui tu es brouillé ne cessant d’augmenter ! Et puis, les choses ne sont pas si simples. Il faut parfois continuer à cohabiter, à travailler ensemble. Que vas-tu faire : pourrir la vie des autres et la tienne avec ! Franchement, elle est si courte qu’il n’en vaut pas la peine !


3ème raison invoquée


" De toutes façons, cela ne changera rien ! " Tu ne peux pas le savoir ! Il y a ce que tu peux voir et ce qui se passe au plus profond de la personne. En demandant pardon, tu brises le cycle infernal de la vengeance et de la rancœur qui ne se justifie que par une attitude correspondante en face. Qui sait si, dans une semaine, un mois, 6 mois, ce que tu as semé dans le cœur de l’autre ne vas pas finir par porter du fruit ! Et même si cela ne change rien, tu as bien fait ! Car, au moins, tu as fait ta part ! Tu peux être en paix sur ce coup là ! Si tu as été sincère, tu n’as plus rien à te reprocher ! Et si tu peux réparer quelque chose pour valider ton acte, c’est encore mieux !


Témoignage


Pour ma part, cela fait 24 ans bientôt que je suis marié. Demander pardon est, à mon sens, un des actes majeurs (si ce n’est l’acte) qui puisse garantir la pérennité d’une union. Je ne sais pas combien de fois je me suis "humilié" devant ma femme, mes enfants pour mes erreurs, des accès de colère injustifiés, des actes d’égoïsme, des manquements petits ou grands… C’est un peu facile, direz-vous ! Si c’est vrai, d’autant plus devriez-vous le faire, vous répondrai-je ! Demander pardon, c’est faire passer l’amour et la considération pour les autres avant soi, son amour propre. Je ne suis pas sûr que ce soit là la chose la plus facile pour chacun de nous.


Il m’a pardonné !


Je ne voudrais pas finir cet article sans vous dire d’où j’ai appris cette " habitude ". Elle vient de deux prises de conscience successives et complémentaires qui se sont produites dans ma vie. La première est celle du sale type que je pouvais être. Plus je me connais, plus je découvre que je suis un gouffre de potentialités de mal, d’égoïsme, de mensonge (ou de demi-vérités), de corruption… Comment pourrais-je prétendre être juste, avoir raison constamment. Ce serait ajouter à cela un aveuglement et un orgueil insensés ! La seconde prise de conscience vient de l’expérience que je fais chaque jour du pardon… de Dieu pour ce que je suis. J’ai compris que Dieu m’a tellement aimé qu’Il a donné Jésus-Christ pour que mes fautes soient effacées. Face à un tel prix, qui suis-je, d’une part, pour ne pas pardonner à qui me fait du tort, et, d’autre part, pour me murer dans une fierté de si mauvais aloi ! Je termine avec deux pensées sur le pardon : On craint de s’abaisser en pardonnant et c’est le pardon qui élève. Celui qui ne peut pardonner brise le pont sur lequel il doit lui-même passer.

 
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